
Le quartier, pour nous, ce sont les résidents de la barre d’immeuble SIM de Cavani Sud. On se retrouve généralement sur le parking pour surveiller les enfants, partager un thé à la menthe et discuter. Philippe et Nadine, qui font souvent des rando avec l’association des Naturalistes, nous ont déjà proposés une sortie l’an dernier à la plage des Seychelles. Pour cette rentrée, on avait bloqué la date assez tôt. Direction l’une des rares cascades de Mayotte: la cascade de Soulou. C’est une ballade qui demande d’être nombreux pour éviter tout désagrément de type dévalisage.
Nous partîmes 15 et par un prompt renfort nous fûmes 46 en arrivant au bord…L’organisation est au top mais avec ce si grand nombre, Philippe finit par s’arracher les rares cheveux qui lui restent. Les voitures sont garées, on y va… nous pénétrons dans la forêt et au bout de 30 mn, nous arrivons au dessus de la cascade. Baignade et séance arrosage.
On repart pour atteindre une petite plage de Tsingoni. Le chemin n’est pas difficile et les enfants avancent sans problème. Mia ne quitte pas ses copines, Jeanne, Flavie et Nadia et Arthur forme la paire avec Nathan. Deux des gardiens sont venus aussi avec 4 de leurs enfants.
Quelques barques de pêcheurs sont posées là en décoration. Le vent est très fort, comme rarement à Mayotte.
Nous déjeunons à l’abri dans la mangrove car c’est marée basse. Le pique nique se transforme en dégustation, qui de son gâteau banane, qui de son gâteau à l’ananas.
Mais les rouleaux nous attendent…C’est pas Biarritz mais presque…Petits et grands s’éclatent dans les vagues.
On revient par le village de Tsingoni. C’est très agréable de déambuler ainsi, car la plupart du temps nous passons en voiture sans nous arrêter. Tout est paisible. Les habitants répondent à nos saluts « Gégé » » Djema! ».
Les voitures sont garées à côté de la mosquée, la plus vieille mosquée en activité de France (XVI°s) et berceau de l’Islam à Mayotte. Selon la légende, une princesse nommée Matsingo aurait suivi un coq portant à son cou un talisman et aurait fondé la ville avec les siens. Ce serait l’étymologie du nom, Shingo désignant en swahili le « cou ». Des sépultures se trouvent devant la mosquée.
J’ai peut-être retrouvé le coq dans le village…à moins que ce ne soit un coq alsacien échappé d’une poterie de Soufflenheim.
Un autre aspect de Mayotte, plus insolite! Très intéressant!