
Le samedi 02 Avril avaient lieu 3 trails organisés par le BSMA autour de Combani : Marche des Bouénis, trail des Rousettes et trail des Makis.
Après le 10 kms du début du mois, me voilà au départ du 34 km dans la caserne militaire de Combani et Pauline sera au départ de la marche des Bouénis. Inscrite au 19 km, trail des Rousettes finalement elle s’est rabattue sur la marche des Bouénis en l’absence de sa copine et, aussi, en l’absence d’entrainement :-).
Levé 3 Hrs du matin, c’est tôt. Pour un départ prévu à 5 Heures. Comme d’habitude, nous arrivons 1/2H à l’avance. Les militaires vérifient tous nos sacs de course. A cause du plan Vigipirate, ça prend du temps. On se retrouve sur la ligne tout juste 10 minutes avant le départ. On pense alors que le départ de la course va être donné avec un peu de retard, mais c’est mal connaître les militaires : Peu importe si tout le monde est arrivé, peu importe l’état des coureurs. Départ prévu à 5hrs, le départ sera donc donné à …. 5 Hrs précises !
Je prends le départ au milieu de 160 traileurs. 250 pour le « trail des roussettes » qui part 1/2 plus tard et pour une distance totale de 19 km. Et le 10 km de Pauline sera donné une heure plus tard, de jour.
Nous sommes en terrain connu par rapport à l’année dernière. J’avais assez bien couru ce trail. Sauf que, cette année, la direction de course – les militaires, quoi – ont décidé de garder le même parcours, mais pour corser un peu la chose, nous le ferons … à l’envers ! L’an dernier les 10 premiers kms étaient très roulants donc là ce seront les 10 derniers kms … en montée. Parcours pas trop technique mais qui en devient alors plus dur.
C’est toujours particulier de courir de nuit, je trouve. Le début de course se passe sur des chemins assez larges mais remplis de boue. Il y a eu de la pluie toute la semaine. J’essaye de ne pas partir vite, il faut ne pas laisser trop d’énergie dans les premiers kms pour « mieux » gérer la fin de course. On zizague pour éviter les grosses flaques. Impossible de trouver une vitesse constante, comme d’habitude je me fais avoir et prends un rythme plus soutenu en suivant d’autres participants à la lueur de la frontale.
Au bout de 3-4 kms je me retrouve avec mes potes Mallory et Cyril.
Mallory ne semble pas trop en forme, il sort de 15 jours de bronchite. Et Cyril, au top comme d’habitude. Il lui tarde des descentes pour pouvoir se lâcher.
Mallory tente de s’accrocher mais on le sent déjà en souffrance. Une bonne grosse montée raide et on le perd. Après la montée, une petite descente qui comble déjà Cyril. Je le rejoins sur le plat. Plusieurs passages de rivières, avec de l’eau souvent jusqu’aux genoux. Puis des zones de marécage juste derrière. En espérant que les lacets tiennent bien, si une chaussure tombe cela risque d’être compliqué pour la retrouver. Ca commence à ressembler à une course de la SPARTAN RACE.
La corde en travers au 19 ème pour pour passer une rivière, ils pensent à tout ces militaires.
Les ravitos sont aussi bien fournis, je me gave en quartiers d’orange à chaque fois.
Eau et cocas. Pour l’instant j’évite le coca, depuis le Mahoraid je redoute les maux de ventre. Mais, là, je me sens en forme, pour l’instant.
A chaque descente Cyril prend de l’avance, je galère de plus en plus à combler ce retard. Au bout du 24° Km je le perds de vue et, déjà je me dis que je ne le reverrai plus jusqu’à l’arrivée.
Comme prévu, la fin est dure en faux plat montant avec une grosse montée au 29° km. Gros coup de pompe. Heureusement je me perds et, du coup, me fait rattraper par un p’tit jeune. Fin de course ensemble. Je le tire plus que l’inverse mais c’est quand-même sympa d’être 2.
Je finis tout seul. Ah non, Pauline est à l’arrivée !!! C’est génial de la voir. Elle a fini depuis longtemps son 10 kms et m’a attendu à l’arrivée. Elle a fait la marche en courant avec ses copines. Elle a, semble-t-il, adoré le parcours. Elle ne connaissait pas du tout ce coin. Le départ des Bouénis était bien drôle. Un militaire bourru, sûrement habitué à se faire écouter de ses hommes, a essayé en vain d’obtenir un peu d’attention des 150 Bouénis qui papotaient et riaient jusqu’au moment du coup d’envoi.
Temps officiel :
Ca y est, pas encore 40 ans mais me voilà « déjà » dans ma nouvelle catégorie : VE1.
VE pour … Vetéran, Grrrrrrhhhhh.
Bon, le seul petit avantage : je finis 5ième dans cette nouvelle catégorie!
Ils sont fous ces mahorais ! Dans quel état les retrouverons-nous en métropole ? Bises MMad
Je suis épuisée rien qu’en lisant l’article 😉
Bravo les sportifs, profite des avantages de ton statut de vieux !!!! HAHAHA !!!