
A peine les bagages posés sur le sol de Mayotte, que la 1° question surgit: Vous restez combien de temps ? Aaaaah, à peine arrivés que déjà la question du départ. Sur cette petite île, les flux et les reflux sont au coeur de toutes les interrogations.

Il y a ceux qui partent une fois le pécule accumulé grâce aux primes atteint.
Il y a ceux qui partent une fois les rouages complexes des mutations épuisés (les points, les décrets, le B.O…tout un vocabulaire à acquérir)
Il y a ceux qui partent une fois le Graal atteint (la mutation pour La Réunion, pour un poste de l’AEFE).
Il y a ceux qui partent une fois le niveau de scolarité des enfants jugé convenable à Mayotte atteint (le collège, le lycée, l’université, c’est selon…).
Il y a ceux qui partent une fois le seuil de tolérance à l’insécurité, à la chaleur, à la dimension réduite de l’île atteint.
Il y a ceux qui partent parce que des histoires d’amour se sont éteintes.
Il y a ceux qui partent en métropole une fois la carte de séjour de 10 ans ou le bac obtenus.
Il y a ceux qui partent contre leur gré une fois rattrapés par la PAF et qui tenteront à nouveau le passage risqué vers Mayotte.
Il y a ceux qui partent pour voir si l’herbe est plus bleue ailleurs.
Il y a ceux qui partent une fois l’aventure vécue, des images, des couleurs, des sourires, des odeurs, des histoires pleins le coeur et la tête.
Il y a ceux qui restent…

Mia vous aide bien à porter les bagages… j imagine que vous relevez de l avant dernière catégorie. .. bisous les voyageurs
Et parmi tous ceux-là, rares sont ceux qui partent sans une empreinte indélébile de cette petite île, et qui n’ont pas une pensée chaque jour pour les personnes rencontrées là-bas, les instants partagés et la richesse de cette expérience…
Tes mots sont très touchants, et même de dos, ça fait plaisir de voir la petite Mia 🙂 gros bisous à vous 4 et vivez encore pleinement cette aventure…