
Nos dernières vacances dans l’Océan Indien, du 4 au 11 mars 2016. D’aucuns diront que nous sommes en vacances toute l’année. Il est vrai que le rythme, la chaleur et le lagon le laisseraient à penser. Mais nous avons aussi des métiers, des bulletins à remplir (ah, tiens, c’est bientôt les conseils de classe), et des voitures qui n’arrêtent pas de tomber en panne (et qui occupent beaucoup le temps libre de Jérôme). Et aussi des devoirs (Arthur se retrouve avec 31 vers de La Légendes des siècles à apprendre pour lundi).
Pour nous reposer de ces occupations épuisantes, destination Nosy Be. A moins d’1 heure d’avion, c’est une destination très sollicitée à Mayotte. Cette île à peine moins grande que Mayotte est réputée pour ses îlots paradisiaques. Nous nous attendons donc à une affluence importante et nous avons pris soin de réserver à l’avance un grand hôtel avec PISCINES (critère n°1 pour les enfants)…A l’arrivée, surprise : L’hôtel Vanila est quasi vide et nous sommes surclassés dans une grande chambre avec vue sur la mer…Luxe, calme et volupté.
Nous allons profiter pleinement de cet immense hôtel. Les enfants font des 4 piscines leur terrain de jeux. Ils s’attendaient à se faire pleins de copains comme l’an dernier à Diego. Mais pas d’enfant à l’horizon…Ce n’est pas grave, ils deviennent de plus en plus complices et jouent bien ensemble.
Nous allons jour après jour découvrir les îlots de Nosy Komba, de Tanikely et Sakatia. De vieux boutres peuplant la mer de leurs grandes voiles triangulaires font le trajet entre Grande Terre et Nosy Be, chargés de bois ou de sable. Je ne crois pas qu’Henry de Montfreid soit venu dériver jusque là mais c’est sur ce genre d’embarcation qu’il a découvert les Secrets de la mer rouge.
A Nosy Komba, les lémuriens sont l’attraction principale. Ce ne sont pas les mêmes qu’à Mayotte. Les mâles sont noirs et la femelle est fauve avec une couronne blanche. C’est elle qui règne sur ce petit monde de mâles. Ils ne sont ni farouches ni agressifs.
L’autre réputation de cette île ce sont les petites boutiques d’artisanat. Les nappes brodées sèchent au soleil.
A Tanikely, qui est une réserve naturelle, rencontre magique avec trois requins léopards posés tranquillement au fond, sur le sable. On nous a promis des tortues mais rien à voir avec la plage de N’gouja à Mayotte où on les voit par dizaines.
Nous découvrons aussi la plage d’Andilana, située à côté du plus grand hôtel de l’île, très fréquenté par les italiens (il y a un vol depuis Milan). Mais la plage est déserte. Nous entendons la musique genre club de vacances de l’hôtel. Là encore nous avons l’espace pour nous.
Côté ville, nous allons découvrir la capitale Hell ville en passant au marché. Nous entrons du côté de la volaille. Et l’odeur nous saisit à la gorge, Arthur pose le pied dans une flaque ragoûtante. Le marché est plutôt décevant, sombre et nous ne restons pas trop longtemps à l’intérieur. En revanche, à l’extérieur nous attendons 1 heure le chauffeur de taxi qui devait nous récupérer et nous nous faisons bien repérer. J’ai le temps de photographier les 4L et les « tuk-tuk » sur cette place qui grouille de vie.
L’autre ville connue est Ambatoulouk. L’ambiance est carrément zone le soir. Par contre le midi nous mangeons dans un super restaurant au bord de la plage. Spaghetti bolognaise de zébu. Plat préféré des enfants avec le hamburger de zébu. Pour nous ce sera plutôt langouste, mérou, carangue ou calamar grillés tout au long de la semaine. Nous mangeons très bien pour trois fois rien. Mia apprend à lire les cartes des menus « Sou-pe-froi-de-gour-man-de-de-to-mates ». Un régal.
Pour finir le séjour, on ira prendre le vert au Mont Passot avec vue sur l’île et les lacs sacrés remplis de crocodiles. La campagne est très belle avec des champs de canne à sucre, des rizières. On pile dès qu’on croise un caméléon bleu ou vert électrique pour le prendre en photo.
Nous avons aussi traversé des villages malgaches. Les maisons en bois sur pilotis nous étonnent encore par rapport aux bangas en tôle de Mayotte. Les bangas traditionnels de Mayotte ont disparu. La construction sur pilotis évite que la boue rentre dans les maisons lors de la saison des pluies alors qu’à Mayotte, la boue pénètre dans les bangas avec tous les immondices qu’on peut y trouver. Les malgaches se débrouillent comme ils peuvent quand ils ne vivent pas des mannes du tourisme et on voit au bord des routes des hommes fabriquant des parpaings manuellement ou fauchant l’herbe au coupe-coupe, des femmes cassant des cailloux ou vendant des pots de charbon dans des boîtes en métal. Ces scènes semblent sorties d’un autre âge et nous savons bien qu’au delà des murs de notre hôtel, la pauvreté est grande à Madagascar, plus encore qu’à Mayotte.
Le farniente prend fin. On aura eu le temps de se reposer. Mia a regardé 5 fois le dessin animé Mune, le gardien de la lune, Arthur a supporté tous les matchs sur Canal+sport qu’il a pu voir (que ce soit du rugby, du foot…). Jérôme a pris en photo ses pieds et envoyé tous les whatsapp possibles avec des images idylliques pour faire rager tout le monde et j’aurais eu le temps de lire 3 livres et demi (pas pu finir le dernier et il appartenait à la bibliothèque de l’hôtel. Car toujours aller à la bibliothèque où qu’on soit! ).
Dernier passage au-dessus de la plage d’Andilana puis la passe en S et le lagon, notre lagon, nous accueillent de l’autre côté.
Je ferai bien un petit tour à nosy be moi! Rien que pour pour l hotel, les lemuriens et les caméléons!
Ps : même pbs de livrets à remplir et de voitures à réparer en métropole, par contre les devoirs c’est le cahier de vie à remplir, c’est plus cool….
De notre côté, pas de livrets ou de voiture à réparer mais quelques autres occupations africaines…
Merveilleuses vacances.
A voir les boutres croiser au large on se rememore les recits et dessins de pierre loti.en tout cas de beaux sujets de mangas pour Athur.
A bientôt Jbh