
Depuis le départ d’Eric et Magali, nous finissons les dernières formalités et essayons de boucler les bagages. Nous sommes pris par l’envie de partir pour poser nos lourdes valises, et par la tristesse de quitter Mayotte.
Les enfants profitent de leurs copains. Arthur et Nathan ne se quittent plus, dormant chez l’un et l’autre, s’offrant des cadeaux, qui un ballon de foot, qui une BD de Cyprien. On part ensemble à Sakouli pour une dernière plage. Les enfants se régalent dans les vagues. Arthur retrouve un copain de classe et Mia joue avec Flavie dans les énormes baobabs couchés sur le haut de la plage.
Le lundi soir nous improvisons un dernier apéro parking qui ont fait la convivialité du quartier Cavani. Nous ne sommes pas nombreux car tout le monde ou presque est parti. Mais la soirée est très douce. Les dernières bouteilles de Banyuls aident à suspendre le temps.
Fatima et ses filles passent à la maison pour m’apprendre un m’Biwi (danse de Mayotte). Ce sera une surprise pour le mariage de Marie et Matthieu à Bruxelles au mois d’août. C’est un moment très chouette, avec Mia, Moana et Mounira. Le jour du départ, Fatima est là, belle comme tout dans son boubou violet pour nous accompagner jusqu’à l’aéroport. Heureusement qu’elle est là pour nous aider à porter les sacs de la barge au taxi. A l’aéroport, nous lançons les paris sur le poids total: 157 kgs ! Grâce à nos cartes de plongeurs nous avions enregistré 3 sacs de plongée et déclaré que Mia faisait du kitesurf. Ainsi les équipements sportifs sont pris en charge gratuitement par Air austral. Nous dépasserions sinon de 37 kg le poids autorisé…
L’heure est à la séparation. Fatima et moi pleurons dans les bras l’une de l’autre. C’est vraiment dur de laisser des gens qu’on aime. Et quant aux habitants de l’île, c’est un crève-coeur de voir sans arrêt des « métros » qui partent tous les 2, 3 ou 5 ans…
Nous prenons pour la première fois le direct Mayotte-Paris. Le voyage va être beaucoup plus court même si la perspective de prendre le TGV avec tous nos bagages me laisse dubitative. Jérôme ne doute pas, c’est déjà ça. A l’aéroport nous apprenons l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Dans quel monde rentrons-nous ?

Arrivée à Roissy
Le vol se passe sans problème. A Roissy, problème pour descendre les bagages sur le quai, 5 mn avant le départ. Nous avions prévu 3 h de changement mais les trains ne sont annoncés que 15 mn avant et le quai est bondé, les ascenseurs pleins ou en panne. Un agent SNCF nous aide en lançant les bagages dans l’escalator. En bas, Jérôme les récupère. La porcelaine est dans le contenair, donc pas de dégâts. (Ah, c’est vrai, je n’ai pas de porcelaine). Pour finir, nous rencontrons Céline, une très bonne copine de Calas, hôtesse de l’air qui prend le même train que nous car il y a grève à Air France. Elle nous aide à charger et décharger. Un autre copain de Calas nous attend à Aix TGV. Les copains sont déjà là, au rendez-vous !
